Wang Shouhua : le président du syndicat tombé avant l'aube

Informations de base

Élément Contenu
Naissance / mort 17 avril 1901 - 11 avril 1927
Origine village de Quanban, canton de Tanxi, comté de Zhuji, Zhejiang
Nom d'origine He Jiyuan (何纪元), aussi He Jiyuan (何寄元), He Jingliang (何景亮), He Jinliang (何今亮), He Jinliang (何晋亮), He Jinliang (何金亮), He Songlin (何松林), Song Lin (宋林), Kong Bosheng (孔伯生), Wang Shouhua
Statut dirigeant des débuts du mouvement ouvrier de Shanghai et de Chine ; deuxième (troisième) président de la fédération générale des syndicats de Shanghai
Lien avec Zhabei l'un des principaux commandants des trois insurrections armées des ouvriers de Shanghai ; président de la fédération générale des syndicats de Shanghai, installé au hall des guildes de Huzhou, à Zhabei
Sacrifice premier membre du Parti communiste tombé lors du coup d'État contre-révolutionnaire du 12 avril, à seulement 26 ans

26 ans

Le premier chiffre de cette page est 26.

Wang Shouhua n'avait que 26 ans quand il tomba. Le réseau militaire chinois, le site d'histoire du Parti de Shanghai et Eastday insistent tous sur ce point : « le premier membre du Parti communiste tombé lors du coup d'État contre-révolutionnaire du 12 avril », « il n'avait que 26 ans au moment de son sacrifice ».

Et qu'avait-il entre les mains ? — le réseau organisé de plusieurs centaines de milliers d'ouvriers de Shanghai (selon la notice biographique Wang Shouhua : fin mars, les syndicats affiliés à la fédération générale des syndicats de Shanghai atteignaient 502, avec 820 000 membres ; les piquets ouvriers, réorganisés en 14 bataillons, comptaient 2 700 hommes, avec plus de 20 mitrailleuses et plus de 4 000 fusils).

Un homme de 26 ans qui administrait 820 000 personnes.

De Zhuji à Shanghai : le chemin d'un lettré

Date Parcours
17.4.1901 naît dans une famille de lettrés à Zhuji, Zhejiang ; son père He Songshou est instituteur rural
8 ans entre à l'école primaire Yanghe du village
12 ans entre à l'école primaire supérieure Dadong de Fengqiao, passionné de sport et de calligraphie
automne 1917 la mort de son père et de son frère appauvrissant la famille, il est admis à la première école normale de Hangzhou, de la province du Zhejiang, qui dispense des frais de scolarité et fournit une demi-pension (relation maître-élève avec Chen Wangdao)
1919 après l'éclatement du mouvement du 4 Mai, il participe aux défilés et harangue la foule en chemin. Il change son propre prénom de « Jingliang » en « Jinliang », « pour signifier qu'à partir d'aujourd'hui son cœur s'éclaire vraiment »
6.1920 rejoint le groupe d'entraide travail-études de Shanghai
8.1920 étudie le russe à l'école des langues étrangères de Shanghai, rejoint la Ligue de la jeunesse socialiste de Shanghai (aux côtés de Liu Shaoqi, Ren Bishi, Luo Yinong)
4.1921 part avec Liu Shaoqi, Ren Bishi, Luo Yinong et d'autres pour la Russie soviétique ; les transports étant interrompus, il travaille parmi les ouvriers chinois des régions de Khabarovsk et de Verkhneoudinsk en Sibérie, comme directeur du département des ouvriers chinois du syndicat d'Extrême-Orient
1923 adhère au Parti communiste chinois
1925 rentre en Chine sur convocation, devient directeur du service de propagande de la fédération générale des syndicats de Shanghai, assiste Li Lisan, Liu Hua et Liu Shaoqi dans la direction du mouvement ouvrier

Une paire de distiques et une note

Deux petites choses de la jeunesse de Wang Shouhua disent bien quel homme il était :

(1) Une paire de distiques. Une année, en vacances au pays, comme la campagne manquait de médecins et de remèdes, quelques personnes ouvrirent en association une pharmacie de médecine chinoise nommée « Printemps de la terre » ; il alla les féliciter et offrit une paire de distiques :

« Quand le petit peuple tombe malade, le Printemps de la terre lui sauve la vie. »

Les villageois, en les voyant, applaudirent.

(2) Une note de lecture. Il écrivit aussi une note de lecture intitulée « Réflexions sur le Nouvel An dans une famille pauvre », qui relatait la misère des paysans pauvres courant partout la veille du Nouvel An, sous une pluie de neige, pour emprunter de quoi vivre, au point de séparer pères et fils, maris et femmes, et qui s'achevait par la question : à qui la faute ?

Qu'un homme de 12 ans ait pu écrire « Quand le petit peuple tombe malade, le Printemps de la terre lui sauve la vie », et devienne ensuite le président de 820 000 ouvriers, n'a rien d'un hasard.

1925-1927 : ce qu'il fit

De président par intérim à président

Pendant le mouvement du 30 Mai, Wang Shouhua était directeur du service de propagande de la fédération générale des syndicats de Shanghai. Après que Li Lisan et Liu Shaoqi eurent été contraints de quitter Shanghai et que Liu Hua fut tombé, il assuma la lourde charge de président par intérim de la fédération générale des syndicats de Shanghai.

Ses fonctions dans le Parti s'élevèrent également : membre du comité de district de Shanghai du Parti communiste chinois, membre du présidium du comité de district (soit du comité permanent), directeur du département des ouvriers et paysans du comité de district, secrétaire de la commission du mouvement ouvrier du comité de district, etc.

Un rythme de travail « à en mourir »

Durant cette période, son travail était exténuant : il travaillait plus de dix heures par jour, tenait bon même avec une forte fièvre, souvent sans même prendre le temps de manger, et sa santé déclinait peu à peu.

Sa femme Zhao Lanhua le pressait de manger à l'heure et de ne pas trop se fatiguer. Il répondit :

« Manger un peu plus tard n'est pas grave ; on ne peut pas retarder le travail pour manger. »

Comme Zhao Lanhua s'inquiétait pour sa sécurité, il lui dit :

« N'aie pas peur ; même si je suis tué, je souhaite que tu vives de ta couture et que tu prennes bien soin de ma mère. Ne pleure surtout pas : pleurer réjouirait les réactionnaires et découragerait les masses révolutionnaires. »

Les trois insurrections armées

Wang Shouhua fut l'un des membres du commandement central des trois insurrections armées des ouvriers de Shanghai.

Ordre Date Résultat Rôle de Wang Shouhua
Première 24.10.1926 échec (préparation insuffisante, défaite de Xia Chao) l'un des dirigeants, avec Luo Yinong et Zhao Shiyan
Deuxième 22.2.1927 échec (grève prolongée, l'ennemi préparé) publie au nom de président par intérim de la fédération générale des syndicats de Shanghai l'avis de grève générale ; la grève générale dure 4 jours, avec 360 000 participants
Troisième 21.3.1927 victoire dirige avec un comité spécial composé de Chen Duxiu, Zhou Enlai, Luo Yinong, Zhao Shiyan, etc. ; chargé de la fédération générale des syndicats de Shanghai et de la liaison avec le Kuomintang, la bourgeoisie et les chefs de sociétés secrètes

L'ampleur de la troisième insurrection : au petit matin du 21 mars, Wang Shouhua, au nom de la fédération générale des syndicats de Shanghai, ordonna une grève générale de toute la ville pour midi. Un seul ordre, et le nombre de grévistes dans la ville atteignit 800 000. Une heure après le début de la grève, celle-ci se transforma en insurrection armée.

« S'ils ne viennent pas, nous le ferons nous-mêmes ! »

Au début de l'insurrection, Wang Shouhua envoya quelqu'un à Longhua demander au commandant en chef de l'aile orientale de l'Armée de l'Expédition du Nord, Bai Chongxi, de soutenir l'action.

Mais Bai Chongxi avait reçu de Jiang Jieshi des ordres secrets : il resta immobile, espérant laisser les seigneurs de la guerre écraser les forces armées ouvrières. En apprenant la nouvelle, Wang Shouhua dit avec colère : « S'ils ne viennent pas, nous le ferons nous-mêmes ! »

Pendant toute l'insurrection, il dirigea l'ensemble des combats avec Zhou Enlai, Luo Yinong, Zhao Shiyan et d'autres, « jusqu'à avoir les yeux rougis de veille ».

Après deux jours et une nuit de combat sanglant, la troisième insurrection armée des ouvriers de Shanghai remporta une grande victoire.

Le sommet de sa vie

Date Événement
21.3.1927 victoire de la troisième insurrection armée
23.3.1927 élection du gouvernement provisoire de la municipalité spéciale de Shanghai, Wang Shouhua est élu membre du gouvernement municipal
24.3.1927 la fédération générale des syndicats de Shanghai s'installe pour travailler dans le vaste hall des guildes de Huzhou ; « devant la porte de la fédération, tambours et gongs, pétards en rafale »
27.3.1927 Wang Shouhua préside le congrès des délégués ouvriers de toute la ville (plus de 1 000 participants) ; il est porté à la présidence de la fédération générale des syndicats de Shanghai

Le 24 mars est le sommet de la vie de Wang Shouhua. Celui qui se tient à l'entrée du hall des guildes de Huzhou, c'est lui ; et avec lui, le plus glorieux chapitre de l'histoire du district de Zhabei.

Les vingt derniers jours

Jiang Jieshi est arrivé

Date Événement
26.3 Jiang Jieshi arrive à Shanghai
27.3 Wang Shouhua va le voir et lui fait rapport du déroulement de l'insurrection ouvrière de Shanghai. Non seulement Jiang ne le loua pas, mais il exigea que, sur le plan diplomatique, les syndicats se soumettent au commandement des autorités militaires
29.3 Jiang Jieshi, prétextant la « période militaire », demande au gouvernement municipal de « suspendre ses travaux » ; il fait par ailleurs créer par ses partisans un « comité politique provisoire de Shanghai », usurpant le pouvoir du peuple
3.4 la presse shanghaïenne publie un avis urgent de la fédération générale des syndicats, appelant ouvriers et habitants à se méfier des complots de voyous
4.4 le comité exécutif de la fédération générale des syndicats décide : « si l'on désarme les ouvriers, déclencher une grève générale de tous les ouvriers de la ville »
5.4 publication d'une lettre respectueuse aux habitants de Shanghai, dénonçant les rumeurs et les manœuvres de division de l'ennemi
7.4 convocation du congrès des syndicats de Shanghai, qui décide : en cas d'action visant à détruire ou nuire aux piquets ouvriers, tous les ouvriers de la ville s'y opposeront de toutes leurs forces

Jiang Jieshi déclara hypocritement : « Les piquets doivent certes être armés, il n'est nullement question de les désarmer ; si quelqu'un veut les désarmer, je puis garantir qu'on ne confisquera ni un fusil ni une arme. » Le 6 avril, à la cérémonie de remise du drapeau aux piquets ouvriers de Shanghai, Jiang envoya même un fanion brodé de « Lutte commune », pour continuer d'endormir les ouvriers.

Un petit épisode : il chassa un homme

Un compatriote, comptable à la fédération générale des syndicats de Shanghai, voyant la situation se tendre, vint trouver Wang Shouhua :

« Jinliang, la situation est si tendue, faisons-nous donc un peu d'argent ! » Wang Shouhua demanda d'une voix sévère : « Que dis-tu ? » L'autre : « Prenons quelques caisses de pièces d'argent et partons ! » Wang Shouhua entra dans une grande colère et lui dit aussitôt : « C'est pour cela que tu viens faire la révolution ? Laisse les caisses et fiche le camp tout de suite ! »

Face à la mort, il chassait encore ceux qui voulaient détourner de l'argent.

Le 9 avril : une invitation

Le 9 avril, le grand voyou Du Yuesheng envoya une invitation à Wang Shouhua pour un banquet le soir du 11.

L'organisation du Parti tint une réunion ; les avis divergeaient fortement :

Avis Raison
Ne pas y aller cette bande de voyous autour de Du Yuesheng est versatile et capable de tout ; s'y rendre annonce plus de mal que de bien
Estimer que l'on peut y aller y aller permettrait de sonder l'ennemi, mais avec la plus grande prudence
Proposer d'y aller à sa place que quelqu'un d'autre y aille en son nom

Wang Shouhua ne l'accepta pas. Il dit :

« J'ai souvent eu affaire par le passé aux voyous des sociétés Qing et Hong ; ne pas y aller cette fois ne ferait que prêter à rire. Pour la cause du Parti et de la classe ouvrière, je suis prêt à tout sacrifier. »

Par sécurité, l'organisation du Parti décida d'envoyer Li Bozhi l'accompagner.

Le 11 avril, 20 heures

Le soir du 11, Wang Shouhua se rendit à la résidence de Du Yuesheng. Il demanda à Li Bozhi de l'attendre rue Wagner (aujourd'hui rue Ninghai-Ouest) : s'il ne ressortait pas au bout de deux heures, c'est qu'il aurait eu un accident.

Ce qui se passa après qu'il eut franchi la porte est le passage le plus glacial de cette page.

Or, à peine Wang Shouhua entré chez Du, il fut assommé, mis dans un sac et transporté au pont Fenglin pour y être enterré vivant !

Selon les divers récits :

  • les hommes de main le somment d'abord de céder le commandement des piquets ouvriers ; il refuse sur-le-champ ;
  • ils l'assomment, le fourrent dans un sac et le transportent au pont Fenglin pour l'enterrer vivant.

Le 11 avril 1927 à 20 heures, il franchit la porte du domicile de Du. À l'aube du lendemain éclata le coup d'État du 12 avril. Il ne devait plus jamais en ressortir. Cette année-là, il venait d'avoir 26 ans.

Le lendemain : la pluie de la rue Baoshan

À l'aube du 12 avril, Jiang Jieshi fit attaquer à main armée par une bande de voyous de l'« Association de la marche commune de Chine » de Huang Jinrong et Du Yuesheng les piquets ouvriers postés en divers points ; puis la 26e armée, prétextant un « différend entre ouvriers », confisqua les armes des piquets, occupa le siège de la fédération générale des syndicats de Shanghai et déclencha le coup d'État contre-révolutionnaire du 12 avril qui stupéfia la Chine et le monde.

Le matin du 13 avril, la fédération générale des syndicats de Shanghai tint une grande réunion de masse sur la place de la rue Qingyun, à Zhabei, pour protester contre la confiscation des armes des piquets ouvriers.

Quand le président de séance annonça la fatale nouvelle que « notre président Wang Shouhua a lui aussi été tué par les réactionnaires », la foule cria aussitôt : « Vengeons notre président ! »

L'après-midi même, la fédération générale des syndicats de Shanghai publia une déclaration comportant 7 revendications, dont « traquer rigoureusement les assassins de notre président et venger Wang Shouhua ».

Puis, lorsque ce cortège de 100 000 personnes atteignit les abords de Sandeli, rue Baoshan, les mitrailleuses tonnèrent.

(Pour le déroulement complet du massacre de la rue Baoshan, voir la Première partie · chapitre 5.)

Par la suite

Peu après le sacrifice de Wang Shouhua, le premier numéro de Le Sacrifice, publié par le comité national de l'Association chinoise de secours, fit paraître « Brève biographie de Wang Shouhua », en guise de commémoration.

Sa famille le chercha pendant 23 ans

C'est le passage le plus long de cette page. Selon les souvenirs de He Lihua, petit-fils de Wang Shouhua :

Après la mort du grand-père, l'organisation ne dit d'abord pas la vérité à la grand-mère : on dit seulement que Wang Shouhua était reparti travailler en Union soviétique. Ensuite, la famille, après bien des recherches, finit par retrouver le lieu où il avait été enterré vivant ; de nuit, les siens déterrèrent la dépouille, lui passèrent en larmes un linceul, la déposèrent dans un mince cercueil préparé, et l'ensevelirent à la hâte sous un arbre non loin, en posant une marque pour les commémorations ou une recherche future.

En 1950, Liu Changsheng, président de la fédération générale des syndicats de Shanghai, révéla à Zhao Lanhua la vérité sur la mort du grand-père et, au nom de l'organisation, l'invita à venir vivre à Shanghai.

Après la fondation de la Chine nouvelle, le bureau des Affaires civiles, guidé par la famille, retrouva la dépouille du martyr dans la friche de la rive sud du pont Fenglin, lieu de sa mort, la transféra au premier cimetière des martyrs de Dachang et organisa une cérémonie d'inhumation simple et solennelle.

De 1927 à 1950, 23 ans.

1957 : la recommandation du Premier ministre Zhou

He Lihua se rappelle :

Un après-midi du printemps 1957, rentrant de l'école, il ne trouva ni sa grand-mère ni son petit frère ; un voisin lui dit qu'ils avaient été emmenés par la voiture de la fédération générale des syndicats. « Ce n'est qu'après le douzième coup de l'horloge que je vis ma grand-mère revenir. Le visage rayonnant, l'air plein d'entrain, elle vint à moi et me dit qu'elle avait vu le cher Premier ministre Zhou. »

La grand-mère dit : le Premier ministre Zhou avait déclaré que les camarades Wang Shouhua, Zhao Shiyan, Luo Yinong et d'autres étaient les éclaireurs de la révolution chinoise ; nous devons les commémorer, les garder en mémoire, faire rayonner leur esprit révolutionnaire et bien édifier la Chine nouvelle.

Le Premier ministre Zhou recommanda aux familles des martyrs : faire rayonner la tradition révolutionnaire, rechercher une plus grande gloire.

Une malle en bois

En 2024, la fédération des syndicats de Shanghai et l'école supérieure de gestion syndicale de Shanghai lancèrent un appel à la collecte de documents historiques auprès de tous les milieux. He Lihua, petit-fils de Wang Shouhua, fit don à la fédération des syndicats de Shanghai d'une malle en bois que son grand-père utilisait autrefois.

Cette malle fut conservée pendant de longues années par la veuve de Wang Shouhua, He Zhao Lanhua, portant l'infinie nostalgie de la famille.

Une malle en bois, préservée par une famille pendant près d'un siècle.

Comment aller le voir aujourd'hui

  • le site du hall des guildes de Huzhou (155-163, rue Huiwen) : son dernier lieu de travail public, et l'endroit où « plus de dix mille ouvriers passèrent la nuit devant la porte pour protéger leur organisation » ;
  • le site de la place de la rue Qingyun (angle des rues Qingyun et Xibaoxing) : le lieu de la réunion de masse du 13 avril, où sa mort fut annoncée ;
  • les 220-300, rue Baoshan : le point de mémoire du massacre de la rue Baoshan ;
  • dans la série de courtes vidéos « La foi rouge forge Shanghai » du site d'histoire du Parti de Shanghai, un épisode est consacré à Wang Shouhua.

Un mot pour finir

La vie de Wang Shouhua ne dura que 26 ans, et le temps où il fut réellement actif sur la scène de l'histoire ne dépasse pas deux ans.

Mais ces deux années (1925-1927) sont justement les plus « brillantes » de Zhabei dans l'histoire moderne : la fédération générale des syndicats de Shanghai y fut fondée à Baoshanli, l'organe central de la ruelle Sanzeng fonctionnait encore, la troisième insurrection armée des ouvriers l'emporta à Zhabei, et dans le hall des guildes de Huzhou fut suspendue la banderole « fédération générale des syndicats de Shanghai ».

Wang Shouhua est l'un des protagonistes les plus directs de ces deux années.

Il dit un jour à sa femme : « Même si je suis tué, je souhaite que tu vives de ta couture et que tu prennes bien soin de ma mère. Ne pleure surtout pas : pleurer réjouirait les réactionnaires et découragerait les masses révolutionnaires. »

Cette phrase, voilà pourquoi ce livre a voulu inclure ce hall de guildes et cet homme de 26 ans.


Sources : la biographie et les faits s'appuient sur la notice Wang Shouhua du réseau des martyrs chinois (Association pour la promotion de la cause des martyrs chinois / ministère des Affaires des anciens combattants), sur « Il eut Chen Wangdao pour maître ; pour les intérêts du Parti et de la classe ouvrière, il préférait tout sacrifier » du site d'histoire du Parti de Shanghai, sur « Histoire du mouvement ouvrier · le petit-fils de Wang Shouhua raconte ses aïeux » de la fédération des syndicats de Shanghai, et sur la série de reportages « La foi rouge forge Shanghai » d'Eastday. La bibliographie complète se trouve dans l'annexe 4.

Zhabei : un siècle sur la rive nord du ruisseau de Suzhou zhabei.org 舟哥@2026 v3.5.3

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